Trois questions ont été posées à des hommes et des femmes venant d’horizons très divers : Que représente pour vous le travail ? L'avez-vous choisi ? Combien de temps y consacrez-vous ? Qu’il soit passion, vocation, nécessité ou corvée, la perception du travail exprime d’abord le rapport que les hommes entretiennent avec la société dans laquelle ils vivent. Chacun de ces témoignages révèle en filigrane des idéaux, des conditionnements, des engagements, des frustrations. C’est quoi, ce travail ? Avant tout, un travail sur soi-même.
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0170959 Michel Amandry, 59 ans, directeur du département des Monnaies, Médailles et Antiques de la Bibliothèque nationale de France et enseignant-chercheur. Que représente pour vous le travail ? Le plaisir d'abord. Le jour où je n'aurai plus plaisir à regarder des monnaies, il faudra que je songe à une reconversion! Le plaisir de transmettre un savoir, car j'enseigne à l'Ecole Pratique. Le plaisir de rencontres avec des collectionneurs, espèce très particulière. Certains sont devenus des amis et ont beaucoup compté ou comptent encore beaucoup dans ma vie professionnelle et personnelle. Il faut juste savoir où mettre des limites. Des emmerdements aussi, car parfois la rigidité d'une structure comme celle de la Bibliothèque nationale de France fait que les choses ne vont pas toujours aussi vite qu'on le souhaiterait. Enfin sans doute la vanité de laisser une oeuvre scientifique importante et qui, je l'espère, sera utile (pas tout) aux générations futures. 2)Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Je suis tombé dans la marmite à sesterces dès l'adolescence. Le terrain familial y était favorable avec un père archéologue et un arrière-grand père maternel vivant à Alexandrie collectionneur de monnaies. Je ne l'ai pas connu, mais j'ai encore les quelques pièces romaines qu'il avait gardées, après malheureusement s'être séparé des plus précieuses. Des études de lettres classiques à Strasbourg où j'ai grandi avec un professeur de latin qui avait fait sa thèse sur le monnayage républicain romain et qui donc enseignait la numismatique au niveau de la maîtrise (on dirait master 1 aujourd'hui). Une thèse de 3e cycle (cela n'existe plus) avec G. le Rider qui dirigeait le Cabinet des médailles et qui allait devenir en 1975 l'Administrateur général de la Bibliothèque alors seulement Nationale. A la sortie, un poste au Cabinet des médailles au 1er octobre 1978, voilà donc trente ans, et sa direction depuis 1991. Combien de temps y consacrez-vous ? Beaucoup de temps. Lorsque je suis à Paris, je travaille pratiquement 6 jours sur 7, puisque la BnF est ouverte 6 jours sur 7. Je ne suis censé travailler que 5 jours par semaine, mais le samedi est un jour calme, sans trop de lecteurs, où tu as plus de temps pour toi et ton travail personnel. Le travail perso, cela continue à la maison le soir. Sinon je voyage beaucoup et, à mon niveau de notoriété internationale, je suis devenu un jet conservateur, convoyant des objets pour des prêts, faisant des conférences, participant à des colloques ou des congrès. C'est aussi du travail, c'est fatigant, mais il faut reconnaître que c'est agréable. Je me dis juste maintenant que je suis veuf que j'aurais mieux fait de partager plus de temps avec mon épouse. Mais elle ne s'est jamais plainte de mes absences fréquentes, sans doute la plus belle preuve d'amour qu'elle pouvait me donner. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333796 Stéphane Birmant, 60 ans, attaché de presse.... 1/Que représente pour vous le travail ?..Le travail et plus spécialement le travail en entreprise, représente pour moi un contrat qui lie un individu avec un groupe de personnes. Chacun a sa place, effectue une tache ou se voit confier une mission avec pour objectif commun la réalisation d’un produit fini, pour le contentement des acheteurs et la satisfaction des actionnaires. Ma tâche à moi, a consisté à faire-savoir ce savoir-faire dans les secteurs des métiers liés à la mode et au parfum..J’ai occupé tout d’abord un poste d’attaché de presse durant les années « Marc Bohan » qui précédèrent l’arrivée de Monsieur Bernard Arnault. A cette époque, dès le pas franchi la porte de la boutique avenue Montaigne, flottait déjà les effluves d’une grande Maison de Couture au premier étage. Aujourd’hui ce rez-de chaussée est un capharnaüm d’accessoires !.. 2/Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ?..Si je n’ai pas choisi plus avant le poste de travail qui est et reste celui d’attaché de presse, en revanche il ma été donné de choisir entre autres marques comme Roget & Gallet, au sein de groupe Elf Sanofi-Beauté les marques de parfum liées aux couturiers américain Oscar de la Renta et Geoffrey Beene..Le choix de mon travail s'est fait naturellement, sur le tas, n'ayant pas fait d'études supérieures, pas de diplômes, sans savoir ce que je désirais vraiment j'ai quand même fini comme directeur de communication chez Sanofi. C'est vrai que mon oncle, Raymond Alexandre qui était chef du protocole du festival de Cannes et producteur des films d'Otto Preminger pendant les années 60 à 80 m'a permis de côtoyer très jeune le monde de la communication. Fils de bonne famille j'ai été privilégié par mon environnement familial par l'éducation que j'ai reçu. Enfant et adolescent j'assistais à toutes les premières de cinéma, de théâtre, des défilés de mode, à rencontrer les créateurs de mode et des arts. Donc mon travail je l'ai choisi assez naturellement en fonction de cet environnement. je suis devenu un vrai communiquant..Et je suis heureux d'avoir pu appliquer des valeurs que m'ont inculqué mes parents, échanger, partager, donner. J'aime cela même si j'ai plus donner que reçu. J'ai aussi eu la chance de travailler à une époque, notamment les années 70 à 90 qui étaient fastes, les budgets étaient sans limites... J'ai pu voyager pour mon travail dans le monde entier et dans des conditions divines, j'en suis conscient. Aujourd'hui c'est plus difficile même si les jeunes sont moins soumis aux préjugés que j'ai connu à leur âge... 3/Combien de temps y consacrez-vous ?..Le temps des missions en voyage était variable, et une anecdote amusante me revient : lors du lancement de « Volupté » nous nous trouvions très tôt dans l’aéroport de Genève au lendemain d’un diner de lancement qui avait fini tard… Quand Annette Reed, la richissime épouse Américaine d’Oscar de la Renta, faillit se trouver mal à la vue du petit coucou à hélice qui devait nous transporter au dessus des montagnes jusqu'à Munich. Après quelques palabres au comptoir Dassault je lui offris d’affréter un Jet à réacteurs, et elle parue revenir a elle. Je revenais quelques minutes plus tard et à l’annonce de la bagatelle du coût elle défaillit plus encore !!!.Je me souviens de ce vol comme si c’était hier et je laisse au lecteur le soin de deviner dans quel type d’appareil nous avons fait ce voyage….Aujourd’hui et pour quelque temps encore je dirige une galerie d’art joliment située Place de Vosges qui expose principalement à la vente des bijoux créée à Paris par Martine Harraca. Dans peu de temps je suis à la retraite et je vais profiter de la vie. Je pars en février à New York chez des cousins pour une dizaine de jours, je vais louer une voiture et me promener où bon me semble..Je vais voyager et passer du temps à découvrir les pays dans lesquels je suis passé en coup de vent pour mon travail.. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0167171 Laurent Courtois, 37 ans, éboueur de la Ville de Paris. 1) Que représente pour vous le travail? Je suis un peu autonome car je paie mon loyer, mais mon salaire n'est pas suffisant. Je suis en arrêt maladie depuis début juin et je ne touche plus les primes car je ne travaille pas en ce moment. Pour vivre mieux je fais la manche à la gare du Nord. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Non. Je fais ce qu'on me demande de faire, aller dans telle ou telle rue ou on me dit d'aller. 3) Vous y consacrez combien de temps? Ca m'occupe 35 heures par semaine. C'est un travail physique donc le reste du temps me permet de me reposer. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0166815 Anne Bizeul – 47 ans Directrice Association Intermédiaire Optim Emploi. Paris 11ème 1)Qu’est ce que représente pour vous le travail ? Travailler, permet d’assurer son indépendance financière, et permet d’avoir une place au sein de la Société. Travailler et avoir un métier pour lequel on a de l’intérêt permet un plein épanouissement de sa personnalité. Diriger une association intermédiaire, dont l’activité est au carrefour de l’économique et du social, c’est être créatif, être toujours en éveil, curieux, attentif, toujours enthousiaste, c’est mettre son intelligence, son énergie, et ses qualités humaines au service de toute son équipe, et aussi dans la relation avec ses clients, ses partenaires … Travailler, c’est donner du sens à sa vie, c’est se sentir utile à la société 2)Avez-vous choisi le métier que vous exercez ? Oui, pleinement et de plus en plus heureuse de l’exercer. 3) Vous y consacrez combien de temps ? En moyenne 40h / 45 h par semaine. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333750 Bérénice Galimard.35 ans.Costumière de théâtre et artiste plasticienne.. Que représente ce travail pour vous ?.. Un doux mélange de langages riches et d’échanges..Pouvoir découvrir à chaque création un nouvel univers, offrir une nouvelle peau aux personnages, défendre des idées, les rencontres à travers tout ce panel artistique..Puis il y a les tableaux dont émane un travail plus personnel, un habillage papier en quelques sorte qui vient vêtir une thématique, une sensation, une rencontre émotive bref une continuité dans ma démarche artistique. Le fait d'avoir deux univers m’apporte beaucoup d’équilibre, quitter un état créatif afin de rentrer dans une nouvelle phase d’expression commanditée ou non... Avez- vous choisi ce métier ?.. Oui et non je voulais me destiner au milieu de la mode, . C’est sans doute la rencontre avec les artistes formés par Marcel Marceau qui m’a révélé, j'étais subjuguée par leur art et c’est à ce moment précis que l’envie créative m’a conduit à l’élaboration de leurs costumes. C'est par amour du mime que je suis devenue costumière …... Combien de temps cela vous prend ?.. Tout cela est très intemporel, dix minutes à 12 heures, la loi de la création !.C’est souvent Morphée qui vient m'arrêter !. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333724 Thierry Swiecki,44 ans, boulanger. Que représente pour vous le travail ?..Une obligation pour gagner ma vie. On ne peut pas rester sans rien faire... Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd’hui ?..Non. Je voulais être cuisinier mais je n’étais pas assez fort. Alors j’ai commencé une formation pour être réparateur en carrosserie mais j’ai été viré du lycée professionnel parce que ça ne me plaisait pas..Ma famille était dans la pâtisserie alors finalement j’ai opté pour ce métier et j’ai fini comme boulanger, ça fait maintenant 26 ans. Ca me rapprochait de la cuisine, je travail quand même dans l’alimentaire..J’aime mon métier, mais j’ai envie de changer. J’aimerais monté une pizzeria ou une restauration rapide. Je serais autonome et comme ça je bosserais dans la cuisine. Monter mon affaire dans le sud, à Montpellier par exemple….. Combien de temps y consacrez-vous ?..Beaucoup de temps, le mercredi, le jeudi et le vendredi, je commence à 6 heures, et je termine à midi. Le samedi et le dimanche, je commence à minuit jusqu’à 14 heures. Le lundi, je travaille de 2 heures du matin jusqu’à 12 heures. Mardi repos. Je fais plus de sieste que de véritable nuit de sommeil, je dors beaucoup pour récupérer..J’ai pas beaucoup de temps pour sortir. Maintenant que je vis seul, ce n’est pas trop gênant. Mais, avant, j’étais marié, et mes horaires décalées, plus l’alcool, ont coulé mon couple. J’ai trois enfants qui vivent avec leur mère dans le nord dont je suis originaire. Je ne les vois presque plus. Mais j’ai arrêté de boire il y a dix mois.. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0340942 Charles-Efflam Heidsieck,49 ans, Compositeur néo-classique & Relations Publiques. 1) Que représente pour vous le travail ? Un moyen quotidien de transformer des contraintes en opportunité ! Enfant... ? J’avais un “ceveu” sur la bouche, j’étais dyslexique ! L’EFAP (L’Ecole française des attachés de presse) m’a permis de devenir...un “communiquant professionnel”. Un moyen d’aller à la découverte du monde en exportant ses racines... CHAMPAGNE-GASTRONOMIE-PARFUMS-MUSIQUE ! Paris, Londres, New York, Tokyo, Genève, Manille, Turin, etc. ! Un moyen d’améliorer ses connaissances et même parfois de se dépasser soi-même ! J’ai composé un concerto pour Trompette piano et cordes, intitulé CHAMPAGNE CONCERTO, et cela en autodidacte, et mon rêve et de devenir un jour chef d'orchestre. Un moyen d’impliquer les autres dans des projets. Un moyen d’autonomie. S’émanciper des servitudes de l’existence par le biais de l’argent honnêtement gagné, n’est pas si sot ! Mais ce n'est pas un mode d'intégration, je suis en total décalage par rapport à cette valeur. Mon épanouissement se réalise par le savoir vivre et l'amour de "son" travail. Ma morale du travail est celle-ci: "Si c'est pour mal faire, il est urgent de ne rien faire" ou alors comme me disait mon grand-père Heidsieck quand j'étais enfant : " Fais le proprement si tu le peux,mais fais le". 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? Oui ! J’ai eu le choix, même si c’est le hasard des rencontres et notamment avec Pierre Cardin qui m’a fait commencer à me déployer dans le travail, à Londres au “Training management” du SAVOY, puis CHEZ MAXIM’S à New York, ensuite à Paris. J’ai choisi librement les domaines d’intérêt et cela également par élimination : Je ne me voyais pas astronome, chimiste, médecin, juge, cela étant... Non ! Mais paradoxalement, c’est encore mieux ! J’ai signé LE PARE, conçu par Jean-Louis Borloo ! Au-mi temps d’un parcours professionnel déjà riche en expériences, on oriente ses recherche à partir d’un axe nouveau, mais qui vous est familier : “son Hobby” ! Ici on a compris qu’il s’agissait de la musique ! A l’heure ou les champagnes PIPER et CHARLES HEIDSIECK sont mis en vente pour 400 millons d’euros... A l’heure ou la publicité pour l’alcool est interdite à la télévision en France... Hé bien : “VIVE CHAMPAGNE CONCERTO de et avec Charles-Efflam Heidsieck” !!! La musique instrumental n’a pas de frontière et ici elle voyage librement dans le temps et l’espace. Mon père Eric, qui est musicien, pensait dès mon plus jeune âge que je n'étais pas fait pour la musique, c'est peut-être à cause de cela que je le suis devenu tardivement musicien, à 40 ans. C'est à cet âge là qu'il m'a offert un piano, une belle revanche... Il trouvait que c'était ma soeur, Romane, qui avait un talent musical. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0344692 Hafida Rebbani, 40 ans, adjointe de direction. 1/Que représente pour vous le travail ? Le travail salarié, selon Nietzche, constitue « la meilleure des polices » : « Il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance ». Je pense que c'est pour cela qu'il est souvent associé à la peine et à la souffrance. Il provoque un conflit qui s'impose à nous, celui qui est lié aux contraintes de la survie et celui dont la fonction est de dépasser, de transgresser cette contrainte. 2/Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? Non. 3/Combien de temps y consacrez-vous ? Le moins possible, j'aime ma liberté. Selon l’article L. 3121-1 du Code du travail, "la durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l'employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles." La notion de temps de travail est définie, dans le Code du travail, selon deux critères : la mise à disposition du salarié et l’atteinte à sa liberté de choisir ses activités. D’une manière générale, est considéré comme du temps de travail effectif tout temps qui répond aux deux critères légaux : disponibilité + absence de liberté. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0170274 Colonel Hervé Bizeul, 47 ans, Commandant le Cours Supèrieur d'Etat Major de l'Armée de Terre à l'Ecole Militaire. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Le travail représente une grande part de ma vie sur le plan du temps que j’y consacre (parfois à mon corps défendant) et ma seule source de revenu. C’est donc non seulement une occupation majeure mais également un élément vital qui me permet de vivre matériellement. C’est aussi une source d’épanouissement et un moyen d’être relié socialement. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Oui je l’ai choisi, je suis heureux de l’exercer. J’en ai été épanouis pendant près de trente ans. Je commence à être un peu lassé et j’aimerais me consacrer davantage à ce que j’ai délaissé pendant ces années : ma famille, la vie associative, la vie spirituelle etc. 3) Vous y consacrez combien de temps ? Cinq jours par semaine de 08h00 à 19h30. Parfois plus quand je pars en opérations (5 fois quatre mois ces 8 dernières années). TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0168517 Yvon Cornic, 54 ans,professeur de lettres classiques ( français-latin- grec ) au Lycée Claude Monet. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Ce travail reste le meilleur moyen d'oublier mes problèmes, car, devant une classe, on n'a pas une seconde à soi. C'est aussi un moyen pour moi de faire partager mon enthousiasme pour la culture -avec- un certain succès. 2)Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? J'ai d'une certaine manière choisi ce métier. A l'origine mes parents m'avaient destiné à une carrière scientifique, étant bon élève dans toutes les disciplines (bac C/ latin-grec). Mais à 17 ans, en maths sup, j'ai souffert du manque des "humanités". J'ai donc suivi les cours d'hypokhâgne et de khâgne au lycée Henri IV et poursuivi mes études à la Sorbonne jusqu'au concours. Cela dit, j'étais aussi intéressé par la psychanalyse 3) Vous y consacrez combien de temps ? Mon travail me prend beaucoup de temps et d'énergie. L'aspect extrêmement rébarbatif de ce métier est la correction des copies ( un quart d'heure par copie X 40 élèves X 3 classes...). En revanche, je prends beaucoup de plaisir à la préparation de mes cours, mais là, le temps ne se compte plus: on ne cesse jamais de travailler intellectuellement. Cela dit, le travail est devenu nerveusement intolérable en collège, dans tous les collèges. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0169776 Julien Marquez, 26 ans, Concepteur-Rédacteur à l'agence de communication H. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? C'est que je ne suis plus au chômage. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Non. 3) Vous y consacrez combien de temps ? En moyenne 200 heures par mois TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0168309 Vincent Ladeveze, 36 ans, Ingénieur en Informatique, au chômage aujourd'hui. 1) Que représente pour vous le travail ? C'est vaste et il y a plein de chose à mettre dans la notion de travail : - J'ai le métier que j'exerce : c'est mon travail. - Rechercher du boulot, c'est un travail à temps plein - Lorsque je bosse sur mon clown en improvisation avec mon atelier de théâtre, cela représente du travail. - La quête de soi, c'est du boulot également. La notion de travail est assez large pour moi. 2) Avez vous choisi le travail que vous exercez aujourd 'hui ? J'ai choisi mon métier et j'ai choisi aussi la période de chômage que je traverse. Je choisis aussi de retourner dans le métier que j'ai exercé jusqu'à présent après un bilan de compétences bien que je n'ai pas trouvé encore de réponses aux questions que je me pose. 3) Vous y consacrez combien de temps ? En ce moment, je pense passer au moins 30 heures entre tout ce qui est visible (action) et ce qui ne l'ai pas (réflexion) consacré à ma recherche d'emploi principalement. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333793 Philippe LAURENT, 47 ans, Accompagnateur professionnel (coach), formateur et auteur-conférencier, "Le bonheur au travail, partition pour une fourmi ", éditions du Siècle, 2010... 1) Que représente pour vous le travail ?. Pour moi, le travail est un processus de transformation plus ou moins silencieux, plus ou moins douloureux, plus ou moins efficace, plus ou moins visible, mais qui a beaucoup de valeur. Le travail efficace ajoute de la valeur à la valeur..La personne qui travaille transforme une matière plus ou moins physique pour en faire autre chose : une nouvelle réalité au service de l'autonomie et de la liberté humaine. Le travail de l'éducateur ou du parent en est une des illustrations les plus magnifiques..En ce sens tout travail est respectable et peut procurer du bonheur à la personne si elle est engagée dans une dynamique de projet et goûte avec plaisir d'être actuellement en interaction avec les autres..Le travail n'est donc pas condamné à être un instrument de torture. C'est un moyen de réalisation de soi et des autres. Je ne le conçois pas comme un élément accessoire au bonheur de la personne mais comme une partie constitutive de ce bonheur... 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? J'ai totalement choisi le travail que je fais aujourd'hui. Ai-je de la chance ? Bien sûr. Mais je crois avoir su saisir cette chance et aller jusqu'au bout de ce que je voulais faire. Là aussi, ce choix arrive au terme d'une maturation (qui continue). Totalement engagé dans la vie monastique pendant 6 ans (entre 18 et 24 ans), totalement engagé également dans l'industrie ferroviaire pendant 16 ans, j'ai atteint mon objectif professionnel en passant 5 années en Chine. Une fois cet objectif atteint, ma question a été : que faire ? La réponse s'est imposée à moi : aider les autres à définir et à atteindre leur propre objectif professionnel en y donnant le meilleur d'eux-mêmes. J'ai pris le risque de quitter un emploi stable et confortable financièrement pour une activité très exigeante mais tellement passionnante !.. 3) Combien de temps y consacrez-vous ?. Le plus de temps possible compte tenu de mes obligations personnelles et familiales. J'ai la chance de travailler en indépendant ce qui nécessite une plus grande auto-détermination et une plus grande vigilance à l'équilibre toujours instable dans lequel sont intégrés ma famille, mes amis, mes voisins ... et les personnes que j'accompagnent professionnellement.. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0341028 Barbara Nativel, 56 ans, Business Coach. 1/Que représente pour vous le travail ? C’est une interrogation d’une pernicieuse simplicité pour un coach. Depuis que j’exerce ce métier, je n’arrête pas de me poser cette question et d’y répondre par de multiples entrées. Le travail, vécu comme contraignant et pénible par certains de mes clients, ou au contraire gratifiant intellectuellement et socialement par d’autres. Moi, je boxe plutôt dans la deuxième catégorie et j’associe mon activité professionnelle aux notions de plaisir, de liberté de ton, de recherche intellectuelle, de découvertes de nouvelles méthodes. J’aime échanger avec mes pairs, mettre en place des formations plutôt décoiffantes et, plus que tout, rencontrer des gens avec une formidable qualité d’échanges relationnels comme peu de professions peuvent le permettre. 2/Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? Non. En fait, il est venu un jour à moi comme une évidence au cours d’une conversation entre amis. Il y a quelques années, j’ai effectué un bilan de compétence pour faire le point sur ma vie professionnelle. Mon métier de consultant commençait à m’ennuyer, j’en avais fait le tour. Je déteste viscéralement m’ennuyer. Ce bilan, m’a paradoxalement aidé aussi à trouver une nouvelle voie. Paradoxalement, car j’étais vraiment insatisfaite de la manière dont il fut conduit et du coup j’ai beaucoup réfléchi à comment s’y prendre pour aider les gens à faire ce qu’ils ont vraiment envie de faire dans la vie. Quand j’arrive à ça avec mes clients, je suis super contente, je plane, j’ai des ailes et je sais que je suis dans ma vie à la place qui est la mienne. 3/Combien de temps y consacrez-vous ? Impossible à dire, mais je travaille beaucoup, en fait. Comment définir réellement le temps passé à réfléchir, concevoir, lire, écrire, toutes choses qui font partie de mon job ? Je le fais en pleine liberté et quand c’est trop, je lâche et je vais me ressourcer au bord de l’océan. Un rituel que j’accomplis quelques jours quasi tous les mois. J’ai choisi en conscience de faire le job qui me correspondait et de vivre ma vie comme je l’entendais TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0166748 Jacques Deroo, 53 ans, président de l'association Salauds de Pauvres. Juillet 2008. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Pour moi mon travail est aussi mon plaisir j'ai la chance de réaliser ma passion au travers de mon travail. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Non, mais aujourd'hui c'est ma vie. 3) Vous y consacrez combien de temps ? Au moins 10 heures par jour. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0343734 Marie-Claude Eudaric, 39 ans, plasticienne plein temps, barmaid ferroviaire mi-temps, correspondante culture quart-temps. 1) Qu’est-ce que représente pour vous le travail ? C’est apprendre à respecter la loi de la "caution alimentaire fixe". Tout commence ici par cette dette avec, sur la facture, une double nécessité en ce qui me concerne. Oui, je suis cette artiste-peintre de la nécessité aussi. C’est mon autre monde du travail. Et si dans ce monde la réalité est mienne, créée, réinterprétée avec d’autres couleurs, d’autres matières, je fais toujours ce même constat : le besoin de me nourrir est au-dessus de tout. Dès lors la question était de trouver un pas de deux entre un job stable et un autre, bien moins stable, que celui de plasticien. J’ai donc accepté la pirouette d’être barmaid ferroviaire qui me garantit ce fixe financier dans un espace en mouvement donc propre au lâcher prise du processus créatif. Quant à cette nouvelle casquette de correspondante culture, j’ai été séduite par le fait de travailler à la mise en relief d’autres artistes. Je travaille dans ce domaine par solidarité, voire curiosité. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd’hui ? Non, pour aucun des trois métiers que j’exerce aujourd’hui. Avec une nuance tout de même pour mon métier autour de la création, choisi mais en cours de chemin de vie. A vrai dire, je n’ai jamais été cette enfant qui rêvait d’être ceci ou cela. Non, j’ai exercé à l’instinct, selon le besoin de l’instant. J’ai d’ailleurs retardé l’échéance au maximum. Après ma maîtrise en langues étrangères appliquées au droit international, mon père m’a offert une année sabbatique à Londres. Et j’en ai profité pour avoir le choix, justement, de ne surtout pas travailler, comme un ultime sursis. 3) Vous y consacrez combien de temps ? Un temps infini. C’est insupportablement bon de faire corps avec la foi qui vous anime pour créer. Insupportable car à aucun moment il n’est possible d’y mettre le mot fin, exactement comme sur un tableau. C’est la main qui prend la pause, l’œuvre n’est jamais vraiment terminée. Et le rythme est toujours le même, incessant, usant : un plein temps ici, un mi-temps là et un quart-temps par ici pour un quart de sommeil par là. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0167520 Emmanuelle Diethelm, 52 ans, Directeur de marché au Crédit Coopératif. 1) Que représente pour vous le travail ? Un métier ou disons pour moi, ma profession de banquier que j'exerce depuis 30 ans. Pour moi c'est avant tout accompagner et financer des clients que je connais depuis longtemps. Ce qui me plait dans mon métier c'est la relation avec les clients, leur fournir les financements et les services dont ils ont besoin pour se développer ; c'est une relation de partenariat dans la durée ; je connais certains depuis plus de 10 ans et je les ai vus s'agrandir et faire évoluer leur activité. C'est important comme une famille qui vous accompagne tout au long de la vie ; ma famille professionnelle ce sont tous ceux qui reconnaissent mes compétences et mon expérience du métier de la banque ; cela me permet de réunir ensemble tous les moments de la vie professionnelle qui se succèdent au jour le jour, souvent dans le désordre ; c'est un accomplissement, à posteriori c'est vrai, dommage... 2) Avez vous choisi le travail que vous exercez aujourd 'hui ? Non et oui. Non, parce que quand j'avais 20 ans je ne rêvais pas d'être banquier ... 0ui parce que je suis restée dans ce métier et que décidément il me plait. 3) Vous y consacrez combien de temps ? Le matin et l'après midi du lundi au vendredi, pendant certaines périodes difficiles j' y pense le week end, la nuit .... mais pas trop souvent !!! Depuis plus de 30 ans , c'est pas mal, non ? TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0340945 Nicolas du Mesnil du Buisson, 55 ans, imprimeur d'art. 1) Que représente pour vous le travail ? L'indispensable, ceci dit on a été élevé comme ça. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? Oui, mais avant j'ai commencé par des études de médecine, 2 ans. J'ai changé de voie parce que je ne supportais pas les malades. James Coignard, peintre, céramiste, sculpteur et graveur, m'a fait découvrir le monde de l'art et je le considère comme mon maître à penser, et aussi son ami Henri Goetz grâce notamment à sa découverte d'un nouveau procédé de gravure, la technique du carborundum, en 1968. Je me suis associé avec mon meilleur ami, Pascal Gauvard, nous avons donc créés l'atelier Pasnic en 1978 et grâce à James Coignard et Max Papart, on a pu collaborer avec de nombreux artistes. Une très belle aventure. J'imprime des oeuvres originales d'artistes et je suis également éditeur, en tirage très limité, auprès d'artistes que je choisis et parfois je fais des travaux un peu plus commerciaux. Cela fait maintenant 30 ans que je suis ici, dans cet atelier, et je suis toujours indépendant. 3) Combien de temps y consacrez-vous ? Je travail à mon rythme mais généralement je suis à l'atelier de 9 heures 30 jusqu'à 18 heures. Tant que je paie mes charges et qu'on ne m'emmerde pas, tout va bien. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0169557 Philippe Steinberg, 52 ans, Docteur en chirurgie dentaire. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Le travail est une liberté dans la mesure où je suis libéral...il assure une fonction sociale et valorisation de soi importante...il me permet de gagner ma vie en assurant le bien autour de moi puisque j'ai un métier de santé...et de redistribuer mes ressources pour le bien de ma famille.... 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Oui, j'ai choisi très jeune de devenir dentiste, c'est en voyant un cabinet dentaire que j'ai décidé de ma carrière... 3) Vous y consacrez combien de temps ? Je travaille 42 h par semaine.. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0166701 Patricia Blais, 50 ans, Maitresse de Maison à l'association Coeur des Haltes. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Mon travail me permet de m'évader de mon quotidien et de valoriser ma vie. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Non je n'est pas choisie mon travail il n'est que la continuité de ma rencontre avec Jacques Deroo, le père de mes 3 enfants. 3) Vous y consacrez combien de temps ? 39h par semaine. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0341058 Georges Teboul, 58 ans, avocat à la Cour, membre du Conseil de l'Ordre. 1) Que représente pour vous le travail ? La volonté d'être utile,constructif, de créer les conditions d'un rapprochement entre des personnes éloignées par le conflit. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? J'ai procédé à des choix successifs, car mon travail n'a cessé d'évoluer. A chaque fois, j'ai voulu adapter mon travail à ce que je souhaitais faire. 3) Combien de temps y consacrez-vous ? J'ai plusieurs taches et le total du temps passé vous paraitrait sans doute déraisonnable. Pour ma part, je ne vois pas le temps passer, car j'aime ce que je fais. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0340943 Caroline de Kergariou, 51 ans, auteur et metteur en scène. 1) Que représente pour vous le travail ? Le travail est pour moi le contraire d'une valeur (positive, j'entends). Tronçonné en heures, effectué par des numéros interchangeables... quand je pense à la sophistication de la machinerie humaine, le travail vu de cette manière (et je crains que cette vision soit majoritaire dans le monde) m'apparaît comme une aberration pour ne pas dire une monstruosité. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? Il serait plus juste de dire que c'est lui qui m'a choisie. A chaque fois que je me suis éloignée de l'écriture, un hasard, une rencontre ou même l'incapacité totale à fonctionner dans le monde classique du travail m'y ont ramenée par la peau du cou. Maintenant j'ai cessé d'essayer de faire la maligne, j'écris. Après tout c'est ce que je sais le mieux faire au monde. 3) Combien de temps y consacrez-vous ? Tout mon temps même si ce n'est pas de la même façon qu'une caissière de supermarché. Car à côté des moments "visibles" de travail, ceux que je passe à taper sur mon ordinateur, il y a ceux où je me documente (de loin je ressemble à quelqu'un qui serait plongé dans un bouquin passionnant, et c'est d'ailleurs le cas, mais le choix de ce livre répond à un objectif purement professionnel), ceux où je reste assise sur mon canapé en fixant le vide d'un oeil glauque (période recherche d'idée...), etc... Un artiste n'a pas de temps de travail et de temps de loisir tranchés, il est toujours sur le pied de guerre, même s'il est en train de bronzer sur la plage car les idées peuvent surgir sans crier gare de tout comme de rien. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0226171 Stéphanie Chanot, 34 ans, Directrice de Château Moyeau ( ce qui veut dire que je fais presque tout de l'administratif à la vigne en passant par la cave ). Mai 2009. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail? Le travail que je fais au quotidien est dicté par la vigne, les caprices.du temps qui nous font relativiser nos humeurs..Les besoins de la plante sont précis et dictés a chaque saison, a nous de.savoir y répondre pour obtenir les plus meilleurs raisins...Ce travail se choisit et ne peut pas s'imposer, la passion nous réveille.chaque matin et toujours le même objectif d'obtenir les meilleurs raisins.nous guide vers le millésime suivant...Ce travail représente la patience, la difficulté, l'humilité et la force de.caractère de chacun. La vigne nous manque quand on la fuit quelques jours,.nous agace lorsque nous sommes fatigués et nous récompense aux vendanges si.nous l'avons observée toute l'année et si nous avons veillée a son bon.développement...C'est autant un milieu masculin : les hommes et les ceps que féminin : les.femmes et cette grande dame la vigne... 2)Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? J'ai en effet choisi ce travail, je ne suis pas née dans les vignes mais.avec les chevaux. Dans tous les cas, a la campagne, et proche de la nature,.dans une famille qui apprécie la gastronomie et donc les vins...J'ai décidé de travailler dans le milieu viticole en école d'ingénieur,.passionnée de chimie, j'ai étudié la physionomie de la plante, la chimie du.vin et j'apprends tous les jours aupres de mes pairs ce metier de vigneron.si complet... 3) Vous y consacrez combien de temps? Le temps, aie, question épineuse, pour moi pas assez, pour ma famille.beaucoup trop (tout mon temps)!! Nous avons des périodes de repos en meme.temps que la vigne, mais de la plante a la bouteille vendue les étapes sont.nombreuses et 24h par jour a raison de 365 fois par an, nous manquons.toujours de temps pour faire tout ce que nous aimerions. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333722 Gilles Batselier, 57 ans, fonctionnaire de police à la retraite. Novembre 2010... 1) Que représente pour vous le travail ?..Je travaillais au laboratoire de la Préfecture de Police, rue Dantzig, Paris comme agent de service. Je réceptionnais les colis, distribuais le courrier, vérifiais la nourriture pour la cantine. J'apportais aussi le courrier à la Poste...J'y suis resté 19 ans, je suis en préretraite depuis 1998. Ma retraite aujourdhui ne me suffit plus. Lorsque jai payé mon loyer et ma facture EDF je n'ai plus rien. Alors je fais la manche dans le Marais, rue de Birague ou bien au 56 rue des Tournelles, là où se trouve le studio denregistrement de Michel Jonasz. Il me laisse toujours un billet quand il me voit sur le trottoir. Je rends aussi des petits services pour des bars du quartier, je vais chercher le pain par exemple... 2) L'avez-vous choisi ?..Non, je voulais entrer à la RATP, jai réussi le concours mais j'étais inapte à cause de mon handicap. Je suis hémiplgique de tout le côté droit. La mairie de Paris m'intéressait aussi, mais finalement jai choisi la Préfecture de Police où jai passé le concours. Jai eu 78 sur 100... 3) Combien de temps y consacrez-vous ?..Je travaillais de 8h30 17h30 avec une pause de 1h30, mais mon chef était coulant lorsqu'il n'y avait pas trop de travail. J'habitais place d'Italie chez ma mère lorsquelle était concierge à la Banque de France. Puis, elle a pris sa retraite et elle est partie vivre en province. J'ai déménagé pour le 12 ème arrondissement. C'était en 1998. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0341855 Eve Boccara, 34 ans, rédactrice en chef adjointe de la Gazette du Palais. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Le travail représente, de manière symbolique, énormément de choses. Il est connecté à ma vie de manière permanente. Trop ? Par définition, le travail de journaliste est indépendant des horaires. C’est ce qui m’a attirée chez lui. La notion de liberté qui lui est associée. Et aussi la passion qu’il implique. Mon métier est pour moi à l’opposé de ce qu’on entend spontanément par « travail ». Il n’est ni un poids, ni une obligation, ni une manière de me nourrir. Il est source de grand nombre de plaisirs de ma vie, de mon quotidien, il est à l’origine d’un nombre incroyable de rencontres et de réflexions personnelles. Il n’y a pas véritablement des heures où je travaille et des heures où je cesse de travailler, en tout cas je ne le conçois pas comme ça et je crois que c’était cela, mon objectif, quand j’étais plus jeune. Non pas être riche, mais être libre. Avoir le luxe incroyable de ne pas subir de longues heures quotidiennes en guettant la pause café, la fin de journée, le week-end ou les prochaines vacances. En cela je me sens extrêmement privilégiée. Mon travail a un autre avantage, certainement lié à ma personnalité. Il me permet de ne pas « attendre » des autres mais d’être celle qui décide de donner. Le journaliste est sans cesse recherché par celui qui veut la lumière. Mais le lien n’existe pas dans l’autre sens. En cela, il constitue, un certain confort. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? En classe de sixième, j’avais écrit sur ma fiche que je voulais être « proffesseur de danse », avec deux f, ce qui m’avait valu les foudres de mon professeur justement, mais celui de français. En cinquième, j’ai écrit « journaliste » et je n’ai plus jamais changé d’avis. Pourquoi ? Difficile de répondre. Peut-être ce métier était-il associé à l’indépendance et la liberté. J’ai un oncle journaliste. Il vivait à Paris, alors que j’ai grandi dans une petite ville de province. Un jour alors qu’on rendait visite à un membre de notre famille à l’hôpital, il a été appelé par sa radio qui lui annonçait un évènement important au Tchad, je crois, dont il était spécialiste. Il a passé quelques coups de téléphone puis, enfermé dans une cabine téléphonique de l’hôpital, il est intervenu en direct pour commenter l’actualité. Cet épisode m’a fascinée. Parmi les milliers d’auditeurs, personne ne pouvait imaginer la scène que je voyais et qui était si éloignée du sujet traité. J’ai choisi la presse écrite, mais il m’arrive de ressentir ce vertige lorsque j’écris mon éditorial, le dimanche soir, dans des conditions qui peuvent varier et que personne ne prendrait la peine de projeter ! Le journalisme protège, parce qu’il ne met pas en scène celui qui tient la plume mais le sujet traité. Dans le même temps, il flatte l’égo car il met celui qui écrit en position de « sachant ». 3) Vous y consacrez combien de temps ? Mon travail n’est pas associé à la notion d’horaires. Et c’est pour cela que je l’ai choisi. Les heures que je lui consacre seraient d’ailleurs difficilement quantifiables… Certaines sont consacrées à l’écriture, peut-être la partie la plus « douloureuse » émotionnellement. Mais la moitié, ou même la plupart, n’y sont formellement qu’ « associées ». Les rencontres, les déjeuners, toute cette part de « relationnel » indispensable pour entretenir son réseau, obtenir au plus vite un grand nombre d’informations, faire vivre des amitiés qui pour être utiles n’en sont pas moins sincères, sont une partie essentielle du travail de journaliste. Un fonctionnement qui me permet, et c’est peut-être l’avantage mais dans une certaine mesure l’inconvénient de cette profession, de ne pas faire de distinguo net entre ce qui ressort de ma vie professionnelle et personnelle. Les deux parts sont intimement liées. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0344141 Eric Michel, 45 ans, romancier 1) Que représente pour vous le travail ? Tout dépend ce qu'on entend par travail. S'il ne répond qu'à des impératifs économiques, ce qui est malheureusement le cas pour la plupart d'entre nous, la soumission et l'aliénation. Bien sûr, on peut trouver un certain épanouissement dans le travail et il est aussi un effort méritoire pour participer à la vie de la société. Encore faut-il, pour réaliser cette vision idéale du travail, lui donner du sens, ce qui supposerait de reconnaître et de valoriser le travail de chacun, si humble soit-il. Et qu'il ne soit pas qu'alimentaire. Outre les bas salaires, l'une des raisons de la souffrance au travail touchant nombre de citoyens provient de la division infinie des tâches. Cela engendre le sentiment - justifié - de ne pas avoir de prise sur l'ensemble du processus de production. De n'être qu'un pion. De servir le travail plus qu'il ne nous sert. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? Oui. Car si l'on perd en sécurité - pas de fiche de paie mensuelle - en exerçant une profession artistique, on y gagne en liberté. Dans mon travail - hors l'édition - je maîtrise l'ensemble du processus de production qui aboutit à un livre. J'ai choisi d'écrire car cette profession donne plus qu'aucune autre du sens à mon existence. Chaque fois que je commence un livre, la question du sens est d'ailleurs la première que je me pose. Je ne commence à écrire que lorsque j'ai acquis la certitude que le roman entrepris contribuera à lever le voile sur un point de l'histoire humaine encore peu éclairé. Cela vient de ce que j'écris pour être la voix des "sans-voix". Il me semble que c'est la moindre justice pour les perdants de l'histoire que de vaincre en littérature... 3) Combien de temps y consacrez-vous ? Difficile de quantifier le temps passé à créer une oeuvre. Il y a le "temps perdu" en réflexion pour cerner un sujet, la façon dont on l'abordera, tout le "travail sans geste" destiné à préparer la phase active de l'écriture proprement dite. Quand on est pris par l'écriture d'un livre, tout le temps y passe. En période d'écriture, entre douze à seize heures par jour. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333766 Jean-Marc Cheminat, 57 ans, Informaticien au chômage. Octobre 2010... Que représente pour vous le travail ?.. Je ne peux pas vivre sans travail. Ca me permet de m’épanouir, de grandir, d’approfondir mes connaissances. Pour moi, ce n’est pas une charge, c’est un plaisir. Le salaire ne m’intéresse pas, ce qui compte c’est ce que le travail m’apporte humainement, les rencontres qu’il me permet de faire..Mon seul regret, c’est de ne pas avoir fait de Grande Ecole. Un diplôme prestigieux m’aurait sans doute mieux protégé. En 1987, lorsque je travaillais chez France Telecom, j’ai créé un système de surperviseur de réseau, et je ne sais pas pourquoi, peut-être par jalousie ou par peur que je le remplace, mon chef m’a cassé, démonté, humilié. Je savais qu’il était incompétent pour le poste qu’il occupait, mais il avait fait une Grande Ecole et il avait été embauché par copinage... Avez-vous choisi votre travail?.. Oui, cependant j’aurais voulu continuer les mathématiques, faire Maths Sup. Mais mes parents ne pouvaient pas suivre financièrement..J’ai réalisé de beaux projets et j’en suis fier. Pour Thomson par exemple, j’ai créé une chaîne de contrôles de qualité sur des composants électroniques à usage militaire..Maintenant, et depuis 10 ans, je suis au chômage sans aucune indemnité. J’effectue des petites missions notamment comme formateur Weblogic Oracle pour des banques. Ces missions sont trop rares pour que je m’en sorte. C’est pour ça que je vis au jour le jour en dormant à l’hôtel sans savoir si je pourrai y être le lendemain. Je suis trop vieux pour les entreprises alors que j’ai envie de faire tellement de choses... Combien de temps y consacrez-vous ?.. Le travail me prenait tout mon temps. C’était une passion. Même à la maison je continuais à travailler et, comme je suis célibataire, ça ne posait pas de problème.. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0166702 Frédéric Poitou, 45 ans, Ingénieur, Dr ès Sciences, chimiste Expert. Gérant de Société. Maire Adjoint à Coudoux, et Conseiller Communautaire Délégué Départemental de la Fédération Commerce et Industrie. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Le travail représente pour moi, après la famille, une composante importante de mon identité sociale. C'est une activité très importante, vecteur d’épanouissement et de réalisation personnelle. Le travail permet par ailleurs, et cela est lié à mon histoire personnelle, jalonnée de décisions judiciaires injustifiées qui m'ont privées de mon fils, une occasion d'influer moi même sur mon destin, sans en appeler à d'autres référents. Par mon travail, j'influe sur ma propre vie, et je l'oriente. Elle me procure des satisfactions intenses, que je ne dois qu'à moi, et que personne d'autre ne peut juger. 2)Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? J'ai choisi mon travail en créant ma propre entreprise en 2003. Cette entreprise, unique au monde, prépare des extraits de plantes rares pour les grands restaurants gastronomiques. J'ai choisi ce métier, car il me permettait d'utliser mes compétences professionnelles scientifiques, en les adaptant à une profession de créatifs. 3) Vous y consacrez combien de temps ? Entre mes responsabilités politiques et professionnelles, cela représente à ce jour plus de 12heures de travail par jour, que je répartis sur des journées de 8 à 9 heures entrecoupées d'obligations familiales, puis un travail nocturne intense. Je travaille régulièrement les week end, sauf deux moments de la semaine que je consacre à des réflexions plus spirituelles, ou philosophiques. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333730 Mohamed Rouagdia, 47 ans, ancien photographe sans emploi... 1) Que représente pour vous le travail ?..Une forme de liberté et d'équilibre mental. Complètement indispensable qui devrait normalement être épanouissant... 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ?..Oui et avant d'être photographe j'ai fais quelques boulots alimentaires, coursier, antiquaire etc... Je suis devenu photographe en 1993, portraitiste, scènes de rue. J'étais passionné par les rencontres que j'avais avec les gens, c'était un miroir et une fenêtre, je travaillais avec une chambre 20X25, un vrai bonheur. Je vendais mes photos aux particuliers, aux boutiques de coiffure pour les portraits et je faisais aussi des soirées mondaines. Les invités m'achetaient mes photos, c'était rentable. 3) Combien de temps y consacrez-vous ?..Beaucoup de temps mais depuis le début des années 2000 je suis en dépression, il parait que c'est héréditaire. Je suis sous médicament jour et nuit et les effets secondaires font que j'ai perdu 23 dents et mon cancer du rein n'a rien arrangé. Quatre interventions chirurgicales très lourdes en deux ans. Depuis c'est vraiment galère, Je ne peux plus travailler, j'ai vendu tout mon matériel photo et maintenant je vis chez ma mère, je ne vois pas le bout du tunnel. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0170421 Charles-César d'Amat, 30 ans, Producteur de Télévision, Art XVI Productions. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? (une corvée !) lol La possibilité de laisser une pierre à l'édifice construit par les générations passées. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Oui, et il m'apporte chaque jour son lot de surprise, et de satisfaction. 3) Vous y consacrez combien de temps ? Pas assez encore. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333769 Hugues de Rosière, 55 ans, réalisateur-Documentariste..... 1) Que représente pour vous le travail?..Le travail est pour moi un moyen d'être et d'avoir. Ayant été un piètre élève, il m'a construit, m'a appris, et m'a beaucoup pris....Avec l'âge je n'aspire plus à être plus et avoir plus que par mon travail. J'aspire à une forme d'hédonisme et si j'en avais les moyens je tenterais volontiers l'expérience d'une vie sans travail ou plus exactement d'une vie sans travail rémunéré. .. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ?..Oui j'ai choisi mon travail et je ne le regrette pas. .Je ne pense pas avoir eu une vocation chevillée au corps dès mon premier âge..A 20 ans j'avais envie de réaliser des films sans savoir exactement en quoi cela consistait. A 38 ans j'ai réalisé mon premier documentaire; le passage du rêve à la réalité a pris du temps car je pense qu'accéder à son désir n'est possible qu'une fois ce désir bien compris. .. 3) Combien de temps y consacrez-vous ?..Sur une vie, le temps dans ce métier est une notion très floue et je suis bien incapable de dire combien de temps par semaine je consacre à mon travail. .Je parlerai plus de temps psychologique, de la place qu'il occupe dans la tête même lorsque je ne travaille pas. Et là...ça se compte en siècles! d'où peut-être cette envie d'hédonisme.... TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0182563 Père René Gaillard. Monastère de Ganagobie. Novembre 2008. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333794 Christine Barriquault, 46 ans,gérante de l'entreprise Diffusion Directe ( vente de matériels agricoles ) à Saint Jean d'Angély. Octobre 2010... 1) Que représente pour vous le travail ?. . Le travail peut et doit être passionnant pour mon équilibre de vie, mais il peut être envahissant et devenir un handicap dans mon équilibre.. .2) L'avez-vous choisi ?. .J'ai fait des études pour devenir hôtesse, puis j'ai débuté dans l'entreprise familiale au départ sans "plan de carrière". Puis le travail "m'a choisie" jusqu'au point de prendre la responsabilité de l'entreprise.. .3) Combien de temps y consacrez-vous ?. . Je ne calcule pas mon temps de travail. Il y a toujours une raison d'être présente ou de ne pas être absente... Au fond, la liberté du chef d'entreprise n'est souvent qu'un leurre.. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0344693 Edward d'Amat, 30 ans, trader. 1) Que représente pour vous le travail ? C'est essentiel. La volonté de réussir quelque chose. Le travail est le moyen de se réaliser, de s'exprimer, de construire et bien sûr de se connaître mieux. Soit on le subit, soit on l'aime. Le travail permet d'avancer, comme un artiste fait son oeuvre. On peut y être très heureux ou bien malheureux. Si on l'aime cela rend plus intelligent, c'est motivant, on est en vie et on existe vraiment. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? Oui, réellement! Ingénieur de formation, j'ai toujours eu un sens physique, c'est-à-dire chercher à comprendre les mécanismes de la nature. C'est en faisant un master de finances que j'ai découvert le monde de la bourse. Il s'agissait de connaitre la valeur des choses et d'anticiper. J'ai vraiment aimé cela. Ce métier est très stimulant par son intensité. Il faut travailler dans l'instant mais pas dans la précipitation, bien entendu, car l'erreur ne pardonne pas. Je comparerais mon travail à un skipper de bateau de course, savoir comment son bateau réagit au vent et à la mer pour pouvoir le pousser au maximum de ses limites sans chavirer. Un véritable challenge. On ne maîtrise pas les événements qui peuvent avoir une influence sur les marchés, le 11 septembre 2001 ou le tremblement de terre au Japon par exemple. Il faut réagir à l'instant, très vite, on a l'impression d'être au coeur du monde. 3) Combien de temps y consacrez-vous ? Tous les matins, en me réveillant, je regarde sur mon téléphone portable l'état du marché, c'est devenu un réflexe. La moyenne, c'est douze heures par jour mais lorsque je quitte le bureau, je débranche. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0343787 Louis Richebé, 58 ans, mécanicien et constructeur de matériel d'imprimerie d'art. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? C'est d'être content d'y aller le matin, même si en ce moment c'est très difficile depuis la première guerre du Golf et l'avènement de nouvelles techniques. Il y a du travail mais la filière est complètement désorganisée. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Oui, je l'ai presque créé ou réinventé. Le métier de constructeur-mécanicien est en voie de disparition... Je suis donc un autodidacte, j'ai appris ce métier jeune, tout seul dans mon atelier que j'ai créé à l'âge de 17 ans et je me suis orienté vers l'impression d'art. La technique artisanale au service du monde de l'art, c'était et c'est toujours ma passion. Mon père était ingénieur, j'ai vécu dans un monde industriel et artisanal de haut niveau. La synthèse entre un savoir technique et le monde de la gravure. Je fabrique des machines à imprimer en fonction des demandes d'artistes, de leurs finances et de leurs choix artistiques ( des machines qui n'existent pas ). Je répare les machines existantes encore en service, presses tailles douces, bêtes à cornes ( 1788 ) etc... 3) Combien de temps y consacrez-vous ? En ce moment pas énormément de temps mais il m'arrive d'y passer 24 heures sur 24. J'ai passé quatre mois à New York construire une machine de A à Z pour Kenneth Tyler ( Tyler Graphic LTD ), un des plus grands atelier d'imprimerie d'art aux USA. Mes clients habitent la "Terre". TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0166689 Jean-Marie Seren, 54 ans, Responsable Comptable et Fiscal pour une entreprise du secteur du luxe. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Dépasser le besoin strictement alimentaire. Le travail est tout d'abord structurant, dans sa vie, son fonctionnement intellectuel et son environement social. Il peut autoriser un certain ou un grand accomplissement de soi et nous amène à évoluer (psychologiquement, compétences etc) C'est aussi un lieu de confrontation oû l'adage "la réussite n'a que des parents et l'echec est orphelin" prend toute sa signification. Ne pas oublier que les années de solidarité sociale au travail sont derrières et que l'isolement est aujourd'hui de mise pour ceux qui y rencontrent des difficultés. Le travail est ainsi le lieu oû le meilleur et le pire se côtoient : bon courage et good luke! 2)Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Oui, secteur, entreprise et fonction choisis. 3) Vous y consacrez combien de temps ? De 10 à 12 heures par jour. Parfois, 5 à 6 heures le WE pour des dossiers urgents. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0341047 Dikran Dadérian, 82 ans, artiste peintre et graveur. 1) Que représente pour vous le travail ? Sans travail on ne peut vivre. Le travail c'est le bonheur équivalent de la nourriture. 2). Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? J'ai choisi l'enseignement et la peinture depuis mon jeune âge et jusqu'à maintenant. Je peins et je fais de la gravure et je donne conseil aux peintres. Lorsque j'étais enseignant dans les années 50-60-70, c'était très honorifique. 3) Combien de temps y consacrez-vous ? Autant que je le peux. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333795 Eric Garnier, 36 ans, rédacteur en chef du mensuel Actualité de l'Histoire. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Enfant je voulais être curé pour ne travailler que le dimanche, alors autant vous le dire je n’abordais pas le travail comme un plaisir. Je me disais que ce n’était qu’une contrainte, un moyen mais en aucun cas comme quelque chose de positif. Heureusement, j’ai la chance de faire aujourd’hui un métier qui me passionne. Ma vision du travail a donc radicalement évoluée grâce à cela. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Non ce n’est qu’une succession de hasards et de rencontres. Jeune je rêvais, tel Kersauzon, de traverser les océans. La vie en a voulu autrement. Je me suis donc tourné vers le commerce et j’ai été engagé après mes études dans une agence de presse. J’ai commencé comme vendeur. Je passais mes journées, mes photos sur le dos, à aller de rédactions en rédactions pour présenter mes sujets. C’était un job qui ne me correspondait absolument pas mais qui a eu le mérite de me faire découvrir un monde fascinant : celui de la presse. Après j’ai eu beaucoup de chance, deux photographes célèbres et un grand éditeur m’ont fait confiance et chacun à leur manière m’ont fait découvrir le métier. De la vente je suis passé à la conception des reportages puis à l’écriture et au journalisme. Aujourd’hui je suis rédacteur en chef de l’Actualité de l’Histoire et je sais enfin le métier que je voulais faire : le mien ! 3) Vous y consacrez combien de temps ? Beaucoup de temps, peut être même trop, mais avec un bouclage chaque mois et quelques livres à écrire tous les ans, je n’ai vraiment pas le temps de chômer. Cela dit je ne vais pas me plaindre, c’est, à mon sens, le plus beau métier du monde ! TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0340979 Pascal Despres dit "Galou", 56 ans, "je suis le mendigot du RER B". 1) Que représente pour vous le travail ? C'est important, c'est ce qui donne accès à tout. C'est une sécurité pour la vie. J'ai plus connu le monde de la prison que celui du travail, une fois 7 ans et une autre 5 ans. Dès l'âge de 14 ans j'ai commencé par des larcins, cambriolages puis ensuite des braquages. J'ai fait pleurer ma mère lorsqu'elle venait me voir au parloir. C'est pour ça que je me suis fait tatouer des larmes au bord de mes yeux. Je m'en veux encore aujourd'hui. 2). Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? Je ne travail plus depuis dix ans. Après la prison je travaillais dans le bâtiment mais la boite dans laquelle je travaillais a fermée et en plus ne me payait plus depuis un bon moment. Mon travail aujourd'hui c'est la manche dans le train, le RER et le métro. La ligne Saint-Lazare- Versailles a été une des meilleures que j'ai faite, aujourd'hui Gare de Lyon- Laroche Migennes est la meilleure avec le RER B. Le tramway est très mauvais pour la manche, il y a trop de vieux. Faire le mendigot est un vrai boulot, surtout aujourd'hui avec tous les mendiants qu'on croise partout. Respect, politesse et savoir faire rire les gens. Ceux du matin ( l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ), sont plus réceptifs à mon discours qui est long et souvent drôle, lorsque je commence la manche dès 08 heures. Je leur raconte qu'il faut que je paie ma chambre d'hôtel avant midi et qu'ensuite que j'aille chercher du boulot etc... 3) Combien de temps y consacrez-vous ? Le matin de 7 heures 30 à 09 heures je me fais dans les 100 euros et le soir pareil entre 17 heures et 20 heures. Boulot quand même facile, il m'arrive souvent de boire ce que je gagne mais après j'y retourne. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0168523 Samir BEN, 35ans, gérant d'une brasserie boulevard Beaumarchais, paris 11ème. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Je dirais que le travail est vital pour le moral et la santé et en étant franc sans travail on meurt de faim. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Pas forcément mais je le fais avec passion. 3) Vous y consacrez combien de temps ? Entre 12 et 16 heures par jour. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0166730 Gaële Nicolas, 41 ans, monteuse d'images et photographe. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Le travail doit lier plusieurs facettes, la découverte, l’indépendance, les rencontres, la possibilité de se déplacer…tout ceci est non exhaustif. Il y a, pour moi, les notions de plaisirs, de surprises, de projets, parfois de peur à dépasser et même si derrière tout cela les contraintes ne sont jamais loin. Le travail doit avoir un sens et il passe nécessairement par une forme d’expression. Je suis une visuelle et n’étant pas très à l’aise avec les mots, j’ai trouvé par l’Image, une forme d’expression non verbale, plus instinctive, intuitive… Mais au-delà du lien social que génère le travail, il permet de se structurer, de se situer par rapport aux autres et à soi même. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Oui je l’ai choisi ! Mais avant celui là, j’ai eu d’autres parcours professionnels. J’ai une formation de base et une pratique comme modéliste dans le vêtement. Et suite à différentes périodes de chômages (le textile ayant été un des premiers secteurs à subir des délocalisations), je me suis réorientée en passant par une formation audiovisuel en prises de vues et montages d’images. Pendant les 4 ans de démarches pour obtenir cette formation, je suis revenue à mes premières amours d’enfance et d’adolescence, la Danse, par le biais de l’enseignement et de la scène. De ces différentes expériences, ce sont des mondes qui se sont ouvert à moi. Ils mon permis de me confronter aux autres, d’y apprendre la rigueur, de développer mon imaginaire… Mon travail, aujourd’hui, est dans la continuité de tout cela. 3) Vous y consacrez combien de temps ? Une part importante de ma vie, je fait peu de séparation entre la vie et le travail. C’est intimement lié. D’un côté, je travaille au cachet, dans le secteur audiovisuel. Pratiquement tout les week-ends et parfois en semaine, je me déplace en province. Au-delà du job en lui-même, une grande partie de mon temps est donnés aux déplacements, nuits sur place, etc. Ce premier job me permet par ailleurs d’avoir du temps pour un travail plus personnel (portraits photos et vidéo) et dans ce cadre là j’ai peu de contraintes d’horaires. Je dois juste m’organiser. Chacun, l’un plus technique, l’autre plus créatif, contribue à mon équilibre de manières différentes. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0166690 Catherine Gouttefange, 42 ans, réalisatrice de films documentaire, aux Etats Généraux de Lussas. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Une activité qui relève du nécessaire. Dans l'idéal il réunirait ces deux fonctions : celle de donner à apprendre, à comprendre, à évoluer. Celle de pourvoir aux besoins financiers de la vie quotidienne, au pire élémentaires, au mieux beaucoup plus. Au quotidien, les deux ne sont pas systématiquement compatibles. Une des conséquences du travail pourrait être une forme de reconnaissance, d'utilité publique. 3) Vous y consacrez combien de temps ? En dehors des temps sacrés consacrés à la famille, aux amis et à mon bien-être, la totalité du reste de ma vie. Ce qui est très variable. Cela peut être deux mois sans travail ou trois mois à 96 heures par semaine. J'ignore s'il est possible de faire une moyenne. J'ai cependant l'intime conviction que le travail doit se faire par intermittence pour ne pas tuer l'homme dans l'oeuf. J'ai du mal à imaginer la totalité d'une vie professionnelle basée sur des horaires, des semaines des mois et des actes immuables : ça, ce serait le bagne. La mort de l'individu. Ou alors, un sacré lavage de cerveau, un embrigadement, une aliénation. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0340944 Catherine Garnier, 44 ans, directrice de communication. Que représente pour vous le travail ? Quelle bien étrange question ! Je crois que je ne me la suis jamais posée. Il aura fallu que je vous rencontre pour me pencher sur le sujet. Et plus je m’y penche, plus la réponse me paraît difficile à formuler. D’un côté, c’est une formidable opportunité de satisfaire ma curiosité d’esprit, d’échanger avec des personnalités de tous horizons, d’imaginer et de réaliser des projets de toutes tailles, de prendre des responsabilités. A l’inverse, lorsque les conditions sont difficiles, que le stress, les conflits et les tensions s’accumulent, cela peut devenir une source de frustration éprouvante. Lorsque je n’ai plus de marge de manœuvre suffisante pour prendre des initiatives ou mettre en œuvre de nouvelles idées, mon moral descend en flèche. Quoi qu’il en soit, j’aurais beaucoup de mal à y renoncer sauf à trouver une autre forme d’activité pour que mes neurones continuent de fonctionner. Je mesure à quel point c’est une chance de ne pas avoir à vivre le travail comme un pensum… pour l’instant en tout cas. Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd’hui ? Oui et non. Très jeune, j’étais passionnée par la politique. En famille, on commentait beaucoup l’actualité et puis j’avais une certaine forme d’hérédité puisque mon arrière-grand-père était sénateur. Pourtant après mes études, j’ai un peu fréquenté ce milieu et j’ai vite compris qu’il ne me correspondait pas. Trop calculateur à mont goût ! Alors, j’ai accepté un poste de chef de produit dans une banque, sachant à peine quelle allait être ma mission. Bien m’en a pris car je me suis passionnée pour le marketing et surtout pour la communication. Et ensuite, même si les parcours professionnels ne sont jamais complètement rectilignes, j’ai tout fait pour continuer dans cette voie. Après ce sont les hasards et les opportunités qui m’ont permis d’arriver au poste que j’occupe aujourd’hui. Combien de temps consacrez-vous au travail ? C’est très variable. Dans la communication, on vit souvent dans l’urgence. Et alors que je prône un certain niveau d’organisation pour essayer de traiter les dossiers en amont, j’avoue que je préfère travailler à la dernière minute. Ça stimule ma créativité et ma productivité. Je consacre alors toute mon énergie à finaliser le projet que j’ai entamé. Quitte à déjeuner d’un sandwich devant mon ordinateur pour gagner du temps, ou à me relever la nuit pour noter une idée qui me traverse l’esprit. Malgré tout, je ne sors jamais du bureau après 19h30 sauf si nous organisons une soirée pour des clients. Et une fois que le projet est finalisé, je reprends un rythme plus normal. Jusqu’à ce qu’une nouvelle urgence se présente, et là je repars tête baissée… TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0166692 David Barrat-Arnal, 38 ans,serveur dans un restaurant parisien. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Le travail représente pour moi une ouverture permanente sur le monde et un apprentissage quotidien de la vie, parce que mon métier me fait côtoyer, chaque jour, beaucoup de personnes diverses. Il représente aussi une sorte de continuité familiale, car je suis dans l'hôtellerie et mes grands-parents maternels étaient hoteliers. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Oui, dès l'âge de 14 ans. 3) Vous y consacrez combien de temps ? De par le métier que je fais, je consacre beaucoup de temps à mon travail qui m'occupe du matin au soir, y compris et surtout à l'heure des repas, où je partage la vie des gens, ces moments étant habituellement consacrés à la vie familiale. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0166694 Véronique Cassarin Grand, 46 ans, assistante de Jean Daniel au Nouvel Observateur. 1) Qu'est-ce que représente pour vous le travail ? Le moyen d’assurer mon indépendance, d’être utile socialement et de m’enrichir intellectuellement. 2)Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui? Je n'ai pas vraiment choisi ma formation initiale, mais ma fonction m'a toujours permis de travailler dans des univers qui m'intéressaient et de côtoyer des personnalités hors du commun. J'ai toujours eu envie de travailler dans la presse. C'est passionnant. 3) Vous y consacrez combien de temps ? De 7 à 8 heures par jour et quelques heures le week-end quelquefois TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333744 Saïd-André Remli, 53 ans, Consultant en prévention, prison et réinsertion et, accessoirement, réalisateur et écrivain... 1) Que représente pour vous le travail?.. Dans l'absolu, le travail devrait permettre à tout un chacun d'exprimer pleinement ses choix, ses combats. C'est rarement le cas..Bosser sur une chaîne, en usine, n'apporte pas grand chose..... 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ?.. Oui. Après 23 ans d'emprisonnement, je suis devenu consultant en prévention, prison et réinsertion. Je suis aussi ingénieur du son, régisseur de production et réalisateur (j'ai réalisé un film documentaire "Tous coupables" sur l’état des lieux de la situation carcérale en France) et écrivain (je suis l'auteur de " Je ne souhaite cela à personne", manuscrit autobiographique édité au Seuil en janvier 2010). J'ai même formé de futurs capitaines de voiliers avec équipage et passagers... Comme directeur du C.A.R.D. (Comité d’Aide à la Réinsertion des Détenus), j'ai fait de la prévention, de l'accompagnement du jour de l’incarcération, puis tout au long de l’emprisonnement jusqu’à leur sortie, et après leur sortie, de personnes en marge de la société. A ce jour, et ce depuis 1998, aucune récidive ne s’est déclarée concernant les trente-huit personnes que nous avons pu accompagner..J'ai aussi été chef de projet pendant deux ans ( 2007 à 2008 ) pour l’association « Cœur des Haltes » et j'ai mis en place à Ivry sur Seine le « Village de l’espoir » qui accueille une soixantaine de personnes en difficulté..Mes seules vraies compétences, je crois, sont liées au monde de la délinquance, de la prison, de la réinsertion..Donc oui, mon travail aujourd'hui me convient. Je peux travailler sur ce qui me touche et être rémunéré pour cela..... 3) Combien de temps y consacrez-vous ?.. 25 heures par jour... sans compter le temps que je passe avec mes enfants ( des jumeaux de 8 ans, et un troisième fils de 6 ans ), tous trois conçus en prison et que j'élève seul. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0343735 Catherine Petitjean, 55 ans, "personnel Navigant Commercial et plus précisément , j'occupe la fonction de chef de cabine Principale, c'est à dire que j'anime une équipe d' hôtesses et de stewards à Air France". 1) Que représente pour vous le travail ? Rien, sinon une liberté financière, une liberté humaine, une liberté de femme. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd’hui ? Je ne l’ai pas vraiment choisi, c’est lui qui s’est imposé à moi. Je l’ai adopté comme une continuation de mon enfance et de ma jeunesse déracinées ( je suis née en Afrique ). Ce mode de vie m’a permis de découvrir des horizons différents parmi lesquels la culture et la médecine chinoise. 3) Combien de temps y consacrez-vous ? Ayant choisi de travailler en temps alterné, je consacre les mois où je ne travaille pas à me former dans le domaine des médecines alternatives la médecine chinoise et le shiatsu, en vue de démarrer mon nouveau projet de vie. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0354166 André Mandot, 58 ans, chef d'entreprise de BTP. 1) Que représente pour vous le travail ? Malgré un travail très dur, c'est une envie de bien faire, de réussir dans le temps et de satisfaire une clientèle qui mérite le respect et l'honnêteté. C'est important pour moi cette notion d'honnêteté envers mes clients. 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd’hui ? Non, j'ai été mal aiguillé lorsque j'étais au collège en 68. Je suis parti du centre d'examens le jour où je passais un Bac technique et le lendemain j'étais au boulot comme laveur de vitres, d'abord un an chez un patron puis sept ans à mon compte. J'ai appris le métier du BTP sur le tas et de fil en aiguille je suis arrivé là où je suis aujourd'hui avec une équipe de six personnes à mes côtés. 3) Combien de temps consacrez-vous au travail ? Dans une petite structure comme la mienne, on peut dire 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 donc très peu de vacances. Une semaine de vacances par an en moyenne voire deux si j'exagère. Mais le temps de travail ne compte pas pour moi tant que l'envie de travailler reste présente. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0341050 Bertrand Galimard Flavigny, 63 ans, "On dit journaliste-écrivain, mais il conviendrait de me qualifier aujourd’hui : chroniqueur-écrivain ". Que représente pour vous le travail ? Une circulation nécessaire à son équilibre, comme le sang du corps humain avec son flux et reflux. Il faut que cela coule et, finalement ce n’est pas toujours évident. Le travail est un combat incessant, une lutte pour progresser et écarter les obstacles. C’est, certes stimulant, mais désespérant à la longue. Toute la satisfaction que l’on peut en tirer est souvent mise à bas par les profiteurs, les mauvais payeurs, les négligents et les règlements administratifs. Travailler n’est plus un droit ni un moyen de produire destiné à contribuer selon ses capacités à l’équilibre de la société ; mais doit reposer sur un profit général immédiat. Pas facile pour la création. Cela compris, il convient de savoir naviguer… Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ? Assez vite, adolescent, j’avais décidé de devenir grand romancier et grand reporter. Rien que cela. J’avais trouvé dans l’écriture un grand plaisir et je souhaitais voyager. J’ai eu la chance d’être grand reporter, « grand » parce qu’en français « petit reporter » n’existe pas. J’ai ainsi parcouru une partie de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie, suivant le plus souvent des situations de post-conflits que les guerres elles-mêmes. Quant au roman ! Il faut l’avouer, ce ne fut pas une réussite. J’ai tout de même publié une vingtaine d’ouvrages, des essais sur des phénomènes de société et historiques. Combien de temps y consacrez-vous ? Tout mon temps. Du matin au soir. Même si je donne l’impression de somnoler, j’y pense. J’accumule les idées puisées aussi bien dans la vie quotidienne, que dans les livres – mes compagnons indispensables – et elles resurgissent le moment opportun pour alimenter une chronique, un chapitre, une conférence, etc. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
François-Xavier Seren / Picturetank FXS0333739 Daniel Licht,51 ans, journaliste et consultant en stratégie marketing.... 1/Que représente pour vous le travail ?..Le travail représente pour moi une formation d'excellence. J'ai effectué près de cinq ans à l'université et dans des classes préparatoires pour parfaire mes compétences en matière d'humanités et de psychologie,de droit et d'histoire de l'art..Bref un enseignement le plus exhaustif possible, à base de culture générale et de spéculations réflexives: un enseignement d'élite destiné à être prodigué au plus grand nombre : soit pour conduire l'élève vers une plus grande liberté de pensée pour évoluer dans un projet éthique dans le décryptage de la citoyenneté; soit assumer un rôle d'interface pour donner au lecteur d'un médium écrit le maximums d'informations livrées dans la plus honnête subjectivité qu'elle doit être l'évolution démocratique d'une société de liberté, une société ouverte comme le dit Karl Popper, afin que les décisions des responsables politiques et économiques soient soumis à de constantes procédures de transparence..Or le travail représente donc ce qu'il symbolise pour la plupart des gens : un pis aller pour revendiquer un statut social, quelque soit la justesse et la justice de la rémunération. Dans ce contexte de turbocapitalisme où l'on est arrivé à une forme de régression telle que les stagiaires sont privés de couverture sociale, comme des esclaves modernes, le travail est abjecte dans la mesure où il n'offre pas aux êtres humains de raisons profondes de veiller les uns sur les autres. Que l'on nomme cela humanisme ou christianisme, cette abjection ne saurait durablement conserver sa légitimité. D'autant qu'elle propage déjà des phénomènes de destruction du tissu social et des manifestations de haine, tels que les sursauts de l'extrème-droite en Europe, le dévelopement de l'absentionnisme nous fournissent déjà d'inquiétants signes avant-coureurs..... ...2/Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd'hui ?. Grâce à ma formation généraliste, honnêtement, je dirais de dillettante, j'ai eu le privilège d'abandonner l'enseignement pour rejoindre un quotidien généraliste dans lequel j'ai été responsable -notamment en province- de la plupart des rubriques.....Malheureusement, le métier est passé entre les mains de gestionnaires étrangers à la culture de l'information, surpayés, en l'absence de tout contrôle syndical, surfant sur la tradition d'absence de dialogue social, qui ont confié l'essentiel du travail à une masse de serfs sous payés et exploités, parfaitement incompétents car privés de l'ancienne pratique de la transmission par les anciens, évincés pour des raisons de masse salariale; aussi ce travail de journaliste s'est dégradé en dix ans sous mes yeux pour devenir celui de petit télégraphiste soumis aux caprices des puissances économiques et politiques rompus aux méthodes de la plus archaïque des formes de communication..J'ai choisi le travail que je suis censé exercé aujourd'hui, puisqu'après vingt ans dans un quotidien, j'ai constaté que je n'avais plus grand'chose apprendre, d'autant que l'exigence diminuait....Aussi, ai-je travaillé dans l'équipe municipale d'un ministre candidat au poste de maire, puis j'ai endossé les habits de conseiller spécial avec un ami qui s'est présenté, sans succès, aux législatives....Cette expérience passionnante m'a incité à me payer une formation de mastère spécialisé en veille économie, stratégie marketing et contre-concurrence. Malheureusement, l'activité est embryonnaire en France et sans des relations appuyées, il est difficile à mon âge de rentrer dans une structure........ 3/Combien de temps y consacrez-vous ?. Je devrais consacré plus de temps à la recherche d'emploi mais je suis très mauvais vendeur de moi-même....J'ai aussi le plus grand mal a me glisser dans la peau d'une secrétaire de direction, capable de remplir les formulaires qui m'ouvriraient les aides auxquelles je devrais avoir droit....Je suis un imaginatif, un monteur de scénarios, un architecte de problématiques mais la paperasserie administrative est une source d'abyssale dépression pour moi.....Sans compter qu'après trois ans de décrochement de la ponctualité bureaucratique, on s'enlise rapidement dans un univers de contemplation, solipstique, peu propice à une sortie d'une forme de déclassement, d'éloignement social; et à cet effet deux ans de coaching sont tout à fait inadaptés.....Je demeure donc journaliste, reporter-rédacteur car c'est une vocation, mais officiellement je suis consultant en "veille économique"avec toute l'ambiguité que cette dénomination charrie....Dans mon école, je n'étais sûrement pas le plus compétent en matière de recherche mais je devais être le seul à voir des récitals de Belhacz, Kissin ou Zimmerman: des passions qui, tout bien réfléchi, peuvent être déterminante pour la signature d'un contrat ou l'approfondissement d'une conversation idiosyncrasique.....L'avantage de la musique sur le géopolitique, c'est qu'elle est plus rationnelle......De même que les stratégies amoureuses de Choderlos de Laclos -un général romancier!- relèvent d'une psychologie beaucoup plus subtile et plus profondes que toutes les techniques de Programmation neuro linguistique qu'un mien ami, ingénieur en informatique, appelle souvent du pipeautron. J'ai 51 ans jusqu'en janvier 2012 TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |
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François-Xavier Seren / Picturetank FXS0350557 Jean-Mathieu Gosselin, 51 ans éditeur du groupe éditorial espagnol Edhasa (Barcelone, Madrid, Buenos Aires) 1) Que représente pour vous le travail ? Instrument de torture ou lieu d’épanouissement, pour moi il est l´aboutissement d’une formation jamais achevée. Donc, paradoxalement et heureusement à la fois, il est un aboutissement… jamais terminé. Le travail est aussi une façon de s'intégrer dans la société et d'avoir une vie sociale la plus large possible. Il est aussi un plaisir. Il est une possibilité d’atteindre la satisfaction de bâtir concrètement quelque chose. C’est le bonheur – orgueilleux sans nul doute, ambiteux sûrement – de participer d’un mouvement commun d’amélioration des conditions de vie, tant financières que culturelles de la société. Le travail permet à chacun, lorsqu’il n’est pas aliénation, servitude, ou harcèlement, de se réaliser dans la dignité, d’être reconnu, et de développer le respect de l’humanité qui réside en soi. Et si j’ai pu y arriver dans les différents métiers que j’ai exercés (journaliste, auteur, éditeur, responsable d’entreprise) combien, aujourd´hui ne peuvent le faire en raison d’un salariat sans avenir, d’une précarité chaque jour plus grande, et d’une répartition injuste des résultats de l’entreprise ? Dernier point à ne pas escamoter, le travail est un moyen de procurer de quoi vivre, un moyen de faire vivre les siens, un moyen de ne pas être à la charge de la société ou d’un tiers. Le travail avec ses joies, ses contraintes et ses aliénations (l’aliénation par le travail, c’est le sentiment du travailleur de ne pas se reconnaître dans ce qu’il produit) est la source de subsistance première de tous les hommes. C’est peut-être en cela d’ailleurs que la “valeur travail” a un sens, dans un monde où l’argent est si vite obtenu par la financiarisation de l'économie, dans un monde frappé par la perte de l’application de la notion de courage dans l’activité quotidienne, par le déclin du sens de l’effort et donc par la mise en oeuvre de toutes sortes de petites turpitudes pour contourner l’opiniâtreté que l’on doit avoir dans son métier. Alors, corruption, détournements, vols, et petits arrangements se mettent à avoir tous les droits. On s’en lamente, certes, mais que fait-on pour y remédier ? 2) Avez-vous choisi le travail que vous exercez aujourd’hui ? Dans ma vie, j’ai eu plus de chance que de malchance et tout a été une affaire de rencontres. A l’adolescence un prêtre philosophe et pédagogue m’a appris que l’on devait être curieux de tout, ouvrir les yeux et surtout dépasser toutes les difficultés, surtout les siennes. Il fut mon mentor. Je lui dois tout. Il m’a guidé, non pas vers mon travail, mais vers le monde du travail. Puis, l’âge adulte et les affinités électives aidant, j’ai entrepris des études d’histoire de l’Art, de muséologie, d’archéologie et de langues asiatiques. A priori rien ne me prédisposait à devenir journaliste ou éditeur. J’aurais plutôt dû être conservateur de musée, historien, ou enseignant… Mais rien de tout cela. Et vint encore une rencontre. La directrice des publications de l’enseignement privé sous contrat d’association m’a appris pendant dix ans à rédiger, analyser, synthétiser, questionner, faire et défaire. En un mot à travailler. L’école fut rude mais belle. Et puis, un nouveau changement. Le goût de l’aventure ? Non. L’envie de changer, de voler de ses propres ailes ? Oui. Une petite annonce et une rencontre surprenante avec un éditeur suisse quadrilingue, cultivé et astucieux. L’affaire est faite. De journaliste et éditeur de livres pédagogiques et de documents théologiques, je devins éditeur de guides pratiques. Au côté d’un grand gaillard qui devait décéder dans un accident de la route, mais qui me révéla l’intérêt du commerce et des réactions « du terrain », je travaillais deux belles années. A la mort de celui-ci, de responsable éditorial je devins directeur général de la maison d’édition. Il fallut apprendre, beaucoup et vite : les langues, la comptabilité, la logistique, la direction commerciale. Au côté du bâtisseur de la maison d’édition l’épopée fut extraordinaire. Et tout s’enchaîna : du décès du fondateur suisse au rachat par un grand groupe français, en passant par six ans sous pavillon d’un fond d’investissement, la vie laborieuse fut intense, toujours différente, pas toujours facile, et jamais comme je l’avais rêvée. A chaque fois il fallut apprendre. Je compris alors qu’on ne fait jamais le même métier. C’est dans ces circonstances que le contexte familial est important ; le soutien de sa femme et de ses enfants est capital. A chaque fois je l’ai eu. On connaît aussi l’horreur de la trahison. Mais ça on ne le choisit jamais. Il faut le digérer. Cela fait partie du travail et des blessures de la vie. Et nous voici en 2011 : un nouveau départ avec une société espagnole et argentine, avec comme coéquipiers un éditeur international génial et une financière précise et à l’écoute. Maintenant je dirige à Barcelone une société éditoriale hispanophone et une équipe éditoriale internationale. L’approche culturelle est différente, moins franco-française. Et il y a la révolution numérique, il faut rénover les fonds éditoriaux… Tout est nouveau. De quoi sera fait demain ? La question est stratégique. C’est celle-là qu’il faut anticiper, sans peur et sans reproche. 3) Combien de temps consacrez-vous au travail ? Il ne faut pas oublier que la notion de travail ne se limite pas au seul emploi rémunéré, mais qu’elle s’étend au travail sur soi-même, ou au travail pour les autres, à commencer par les siens. Votre question semble pragmatique, terre à terre, alors que c’est la plus complexe des trois. Alors, comme vous l’avez constaté, ma vie « est travail » et ce pour deux raisons. J’ai l’image paternelle d’un homme qui consacra sa vie au « sacerdoce du droit » et qui, lorsque j’étais enfant, travaillait même le dimanche. Or, on a toujours quelque chose de son père. Et puis je fais un métier où tout est travail. Lorsque l’on fait des guides pratiques, des livres illustrés, des ouvrages d’histoire, que fait-on d’autres que de conter la vie ? Et pour raconter celle-ci que faut-il faire d’autre que de la regarder, la savourer, s’y arrêter, s’y plonger – les mains dans le cambouis souvent – « en être » en quelque sorte ? La question que vous posez est compliquée parce que sa réponse résulte de l’intérêt que propose son métier, son secteur d’activité. Je suis persuadé que j’y répondrai autrement si j’étais un obscur administratif sans perspective et aliéné par le système. Je l’avoue, j’ai un beau métier et malgré toutes les difficultés – elles sont grandes, furent nombreuses, parfois elles m’empêchèrent de dormir – je souhaite évoluer avec lui en fonction des mutations technologiques et sociétales. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. AVEC AUTORISATION SIGNEE OU ORALE. Infos : +33(0)143 15 63 53. Autorisation pour toute publication et recadrage non autorisé. |